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20160308 - Journée internationale des droits des femmes du 8 mars 2016
La lutte contre le sexisme polymorphe est désormais inscrite dans le code du travail

Le paroxysme du sexisme étant la violence faite aux femmes, les Référent-e-s, FO Égalité professionnelle sont invité-e-s à examiner en profondeur cette problématique mardi prochain, au cours de la célébration de cette journée dans les locaux de la Confédération syndicales.

FO8mars2016Comme chaque année, le 8 mars 2016 sera dédié aux droits de la femme à être l’égale de l’homme dans la société et dans le travail à travers le monde. Des droits qui ne sont pas encore respectés partout, malgré les célébrations annuelles de cette journée internationale instituée en 1977 et visant à consolider les acquis politiques et sociaux arrachés de hautes luttes au cours du vingtième siècle. Un rituel dont on se passerait bien si toutes les prises de conscience réelle des pouvoirs publics et de la société civile étaient suivies d’effets tangibles sur le terrain de la réduction des inégalités sociales et professionnelles, polymorphes et insidieuses, dont les femmes sont victimes, aux côtés des minorités dites « visibles » (victimes de racisme, d’homophobie…).

En France, les récents travaux du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (CSEP) ont dû démontrer ainsi la nécessité de renforcer la législation et la réglementation en la matière. Issu d’une enquête sur « le sexisme au travail » - menée en 2013 auprès de 15 000 salarié-e-s d’une dizaine grandes entreprises publiques et privées - son rapport rendu public sur le sujet en 2015 a eu ce mérite de relever la « forte prévalence » d’un phénomène « tabou » entretenu par le « déni » dans les entreprises. Selon les résultats de l’enquête précitée, 80% des femmes salariées considèrent qu’elles sont régulièrement confrontées à des attitudes ou décisions sexistes, avec des répercussions sur la confiance en soi, la performance et le bien-être au travail. Et 93% estiment que ces attitudes peuvent amoindrir leur sentiment d’efficacité personnelle. D’où leurs difficultés à les dénoncer alors qu’elles en « sont majoritairement la cible, soit parce que les stéréotypes sont à ce point intériorisés que le sexisme du quotidien devient invisible, soit que le coût engendré par sa dénonciation est jugé disproportionné ».

D’après le rapport du CSEP, de telles attitudes renvoient encore aujourd’hui aux « rôles stéréotypés attribués aux femmes, qui ont pour objet ou pour effet de les délégitimer, de les inférioriser et de les déstabiliser de manière insidieuse ». Quitte à accepter des « comportements et des actes » plus ou moins conscients dans les relations interpersonnelles au travail. La solution résidant dans la manière de mieux les appréhender, le CSEP précise que le « sexisme se réfère d’une part à une idéologie ou des croyances qui proclament et justifient la suprématie d’un sexe sur l’autre et désigne d’autre part, des actes et des pratiques, relevant d’une sorte de continuum de violences, à la fois sexistes et sexuelles ». Une telle définition a le mérite de balayer toutes les formes de sexisme qu’elles soient explicites ou implicites car elles « sont toutes aussi nocives pour le bien-être des femmes au travail et génèrent des problèmes de santé mentale et physique, de l’insatisfaction dans leur emploi et dans leurs relations professionnelles », insiste le rapport du CSEP. Elle a également le potentiel d’aider à neutraliser un jour le sexisme ordinaire (hostile, subtil ou ambivalent) au travail, qui sous-tend bien trop souvent l’expression d’un machisme, voire de la misogynie , « fondée sur l’attribution de capacités innées » des femmes à être cantonnées aux « charges familiales », à être « nulles en mathématiques » ou « incapables d’être des leaders ».

Après la diffusion l’an dernier de son rapport, le CSEP avait mis en place un groupe de travail sur la nécessité de faire de cette typologie du sexisme une notion juridique qui n’avait pas encore sa place aux côtés des faits répréhensibles par la législation et la réglementation (discrimination, harcèlement sexuel, agressions sexuelles, violences faites aux femmes…). Premier avancée notable : le groupe de travail auquel FO a participé a permis depuis de l’inscrire noir sur blanc ladite notion dans le code du travail. Lequel dispose désormais : « Nul ne doit subir d’agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant (Article 20 de la loi du 17 août 2015). Pour Anne Baltazar, secrétaire confédérale FO chargée à FO de l’Egalité professionnelle, « ce thème ne devra plus être éludé et les outils pour lutter contre devront être étudiés ». Un thème qui sera abordé lors de la journée annuelle des Référent-e-s Force ouvrière organisée le mardi 8 mars 2016 dans les locaux de la confédération.

PROGRAMME DE LA JOURNÉE FO 8 MARS 2016 FO Journée référent-e-s FO

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